Jacky Khoury - Haaretz, 4 juin 2008
Le centre Adalah a demandé l’arrêt des enquêtes politiques visant les militants du parti Balad. La Sûreté Générale [Shabak] a fait savoir, en réponse, que ces enquêtes étaient guidées par la crainte d’un recrutement de militants pour des organisations hostiles.
L’enquête dont des membres du parti Balad font l’objet de découle pas de considérations politiques, mais de la crainte qu’ils ne fassent du recrutement au profit d’éléments hostiles, notamment du Hezbollah, peut-on lire dans la réponse adressée par la Sûreté Générale au Conseiller juridique du gouvernement. Et ceci en réaction à une interpellation du Conseiller juridique, Meni Mazouz, par le centre juridique Adalah qui demandait l’arrêt de ce qu’il appelle des enquêtes politiques visant des militants du parti Balad.
D’après les informations dont dispose la Sûreté Générale, l’ancien président de Balad, Azmi Bishara, continue d’avoir en ce moment même des contacts directs avec des éléments hostiles à l’Etat d’Israël. En Israël, Bishara est recherché pour enquête, sur fond de ses liens avec l’organisation du Hezbollah. Dans la réponse de la Sûreté Générale, est indiqué qu’existe la crainte que les contacts de Bishara avec des instances, en Israël, qui lui sont liées, soient exploités à des fins hostiles, y compris pour recruter à des fins d’activité au service du Hezbollah ou pour du lobbying en faveur d’une autre activité illégale, tout en trompant sur le véritable objectif.
Au parti Balad, on a exprimé de la colère à propos de cette réponse et de son contenu. L’avocat Riad Anis, un des hauts responsables du parti, a indiqué que tous les militants avaient signalé à leurs interrogateurs qu’ils « agissaient par foi dans leur rôle politique et national, que leur action n’était pas contraire à la loi et que cette enquête n’était que la suite du harcèlement politique visant Azmi Bishara et les militants de Balad. »
Le président du groupe Balad, le député Jamal Zahalka, a déclaré que la réponse de la Sûreté Générale était mensongère à la base et s’appuyait sur une falsification des faits. Selon lui, l’enquête s’est focalisée sur l’activité politique des militants de Balad, et en particulier sur leur opposition au service national et autre activité dans les localités arabes. Selon Jamal Zahalka, le contact avec Azmi Bishara sera maintenu et prétendre qu’il représente un danger pour la sécurité de l’Etat ou qu’il s’occupe du recrutement d’agents hostiles est « une affirmation mensongère et pitoyable dont le but est de faire peur aux gens et de les inciter à couper le contact avec lui.
« Azmi Bishara n’a aucune expérience militaire et il n’est pas possible de le considérer comme un expert militaire, mais apparemment il en est qui s’inquiètent des explosifs idéologiques et des grenades politiques que Bishara porte avec lui », a dit Jamal Zahalka.
(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)
Le centre Adalah a demandé l’arrêt des enquêtes politiques visant les militants du parti Balad. La Sûreté Générale [Shabak] a fait savoir, en réponse, que ces enquêtes étaient guidées par la crainte d’un recrutement de militants pour des organisations hostiles.
L’enquête dont des membres du parti Balad font l’objet de découle pas de considérations politiques, mais de la crainte qu’ils ne fassent du recrutement au profit d’éléments hostiles, notamment du Hezbollah, peut-on lire dans la réponse adressée par la Sûreté Générale au Conseiller juridique du gouvernement. Et ceci en réaction à une interpellation du Conseiller juridique, Meni Mazouz, par le centre juridique Adalah qui demandait l’arrêt de ce qu’il appelle des enquêtes politiques visant des militants du parti Balad.
D’après les informations dont dispose la Sûreté Générale, l’ancien président de Balad, Azmi Bishara, continue d’avoir en ce moment même des contacts directs avec des éléments hostiles à l’Etat d’Israël. En Israël, Bishara est recherché pour enquête, sur fond de ses liens avec l’organisation du Hezbollah. Dans la réponse de la Sûreté Générale, est indiqué qu’existe la crainte que les contacts de Bishara avec des instances, en Israël, qui lui sont liées, soient exploités à des fins hostiles, y compris pour recruter à des fins d’activité au service du Hezbollah ou pour du lobbying en faveur d’une autre activité illégale, tout en trompant sur le véritable objectif.
Au parti Balad, on a exprimé de la colère à propos de cette réponse et de son contenu. L’avocat Riad Anis, un des hauts responsables du parti, a indiqué que tous les militants avaient signalé à leurs interrogateurs qu’ils « agissaient par foi dans leur rôle politique et national, que leur action n’était pas contraire à la loi et que cette enquête n’était que la suite du harcèlement politique visant Azmi Bishara et les militants de Balad. »
Le président du groupe Balad, le député Jamal Zahalka, a déclaré que la réponse de la Sûreté Générale était mensongère à la base et s’appuyait sur une falsification des faits. Selon lui, l’enquête s’est focalisée sur l’activité politique des militants de Balad, et en particulier sur leur opposition au service national et autre activité dans les localités arabes. Selon Jamal Zahalka, le contact avec Azmi Bishara sera maintenu et prétendre qu’il représente un danger pour la sécurité de l’Etat ou qu’il s’occupe du recrutement d’agents hostiles est « une affirmation mensongère et pitoyable dont le but est de faire peur aux gens et de les inciter à couper le contact avec lui.
« Azmi Bishara n’a aucune expérience militaire et il n’est pas possible de le considérer comme un expert militaire, mais apparemment il en est qui s’inquiètent des explosifs idéologiques et des grenades politiques que Bishara porte avec lui », a dit Jamal Zahalka.
(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)