Amira Hass - Haaretz, 30 décembre 2008
La moitié des ambulances, dans la Bande de Gaza, sont immobilisées
Un manque grave en équipement médical vital s’est installé dans les hôpitaux de la Bande de Gaza. Sur base des informations qui sont parvenues à l’association des Médecins pour les Droits de l’Homme en Israël, il apparaît que, dans la Bande de Gaza, des interventions chirurgicales sont réalisées sans anesthésie, par manque de produits anesthésiants, et qu’on y est aussi à court de gants chirurgicaux, de gaze, d’équipement stérile et d’oxygène. Tout cela s’ajoutant au manque d’aiguilles, de brancards et de lits d’hôpitaux.
Les attaques israéliennes ont fait, à ce jour, environ 1600 blessés en plus de centaines de morts. Le système de santé, à Gaza, se voit confronté à une charge sans précédent ainsi qu’à un manque d’équipement et de médecins. La pénurie de médicaments s’est aggravée depuis que l’entrepôt central des médicaments, qui dessert essentiellement l’hôpital Shifa, a été durement touché lors du bombardement du stade « Palestine ». Cela, d’après une information diffusée conjointement par l’association des Médecins, par « Mizan », une association palestinienne de droits de l’homme, et par l’Association Palestinienne d’Assistance Médicale.
Les 13 hôpitaux gouvernementaux de Gaza disposent de 1500 lits. Des personnes faisant l’objet d’une hospitalisation ordinaire, essentiellement des cancéreux et des cardiaques, ont été renvoyés chez eux. A l’hôpital de Shifa, 12 salles d’opération travaillent 24 heures sur 24. 14 hôpitaux et cliniques non gouvernementaux offrent encore 500 lieux d’hospitalisation vers lesquels des blessés sont évacués.
La moitié des 60 ambulances de la Bande de Gaza sont à l’arrêt – pour avoir été touchées dans les attaques aériennes ou du fait de pannes impossibles à réparer par manque de pièces de rechange.
Dès avant le début de l’offensive aérienne, samedi, Gaza était déjà totalement à court d’une série de 105 médicaments, pour le traitement de maladies chroniques et aiguës. Les raisons directes de cette carence sont le blocus israélien et la rivalité entre le Ministère de la Santé de Ramallah et le Ministère de la Santé de Gaza. Hier, le Ministère de la Santé de Ramallah a envoyé trois camions de médicament et d’équipement, avec l’espoir qu’Israël permettra leur entrée par un des points de passage de la frontière.
(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)
La moitié des ambulances, dans la Bande de Gaza, sont immobilisées
Un manque grave en équipement médical vital s’est installé dans les hôpitaux de la Bande de Gaza. Sur base des informations qui sont parvenues à l’association des Médecins pour les Droits de l’Homme en Israël, il apparaît que, dans la Bande de Gaza, des interventions chirurgicales sont réalisées sans anesthésie, par manque de produits anesthésiants, et qu’on y est aussi à court de gants chirurgicaux, de gaze, d’équipement stérile et d’oxygène. Tout cela s’ajoutant au manque d’aiguilles, de brancards et de lits d’hôpitaux.
Les attaques israéliennes ont fait, à ce jour, environ 1600 blessés en plus de centaines de morts. Le système de santé, à Gaza, se voit confronté à une charge sans précédent ainsi qu’à un manque d’équipement et de médecins. La pénurie de médicaments s’est aggravée depuis que l’entrepôt central des médicaments, qui dessert essentiellement l’hôpital Shifa, a été durement touché lors du bombardement du stade « Palestine ». Cela, d’après une information diffusée conjointement par l’association des Médecins, par « Mizan », une association palestinienne de droits de l’homme, et par l’Association Palestinienne d’Assistance Médicale.
Les 13 hôpitaux gouvernementaux de Gaza disposent de 1500 lits. Des personnes faisant l’objet d’une hospitalisation ordinaire, essentiellement des cancéreux et des cardiaques, ont été renvoyés chez eux. A l’hôpital de Shifa, 12 salles d’opération travaillent 24 heures sur 24. 14 hôpitaux et cliniques non gouvernementaux offrent encore 500 lieux d’hospitalisation vers lesquels des blessés sont évacués.
La moitié des 60 ambulances de la Bande de Gaza sont à l’arrêt – pour avoir été touchées dans les attaques aériennes ou du fait de pannes impossibles à réparer par manque de pièces de rechange.
Dès avant le début de l’offensive aérienne, samedi, Gaza était déjà totalement à court d’une série de 105 médicaments, pour le traitement de maladies chroniques et aiguës. Les raisons directes de cette carence sont le blocus israélien et la rivalité entre le Ministère de la Santé de Ramallah et le Ministère de la Santé de Gaza. Hier, le Ministère de la Santé de Ramallah a envoyé trois camions de médicament et d’équipement, avec l’espoir qu’Israël permettra leur entrée par un des points de passage de la frontière.
(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)